samedi 11 juillet 2009

Pile et Face

Bon et maintenant que j'ai fait un petit résumé, voilà la description de l'évènement qui m'a poussée à écrire hier soir.

Mise en contexte : Depuis mardi dernier, c'est le Festival de Jazz à Montreal. Pour vous faire imaginer le truc, je dirais : prenez une fête de la musique d'une grande ville française (une bonne, genre d'il y a 10 ans... Pas les chiures de mouches actuelles). Ajoutez pas mal de doses de talent, parce qu'ici c'est quand même du plus haut niveau. Mélangez avec autant d'awesomeness que vous pouvez imaginer. Multipliez le tout par 13 (nombre de jours du festival), et répartissez sur 4 scènes principales, ainsi que plusieurs sous scènes pour les spectacles gratuits, et des salles pour les spectacles payants. Saupoudrez de plein plein de gens et du fait que les pestacles soient toute la journée et pas que le soir. Ayé, t'es paré, tu peux casser visualiser ce festival ! Ah non, j'oubliais un point important : Steevie Wonder en ouverture, Ben Harper en clôture. Oui mes amis, Ben Harper. Il y a une justice !!!

Deuxième mise en contexte : le titre, pile et face. Il s'agit d'un film que j'avais vu il y a longtemps, mais que j'avais trouvé vachement bien. C'est l'histoire parallèle de la même fille : les différents chemins que prennent sa vie suivant si elle loupe le métro ou si elle arrive à l'avoir (ça change BEAUCOUP de choses dans l'histoire). Hé ben là le même truc s'applique à moi (en un peu moins impressionnant).

Hier soir, donc, j'étais rentrée d'une fin d'après midi sieste sur le mont royal fort sympathique. J'en ai profité pour acheter le meilleur cheesecake du monde sur la route (je ne le savais pas encore au moment de l'acheter). Puis je m'installe devant l'ordi et je regarde l'épisode 2 de Chuck. Ceux qui me connaissent savent comme je suis à la fin d'un épisode : j'ai envie de regarder le suivant. Mais j'hésite : j'ai lu un article dans le métro ce matin là disant qu'une artiste ferait son retour sur scène à 21h au festival de jazz. En plus j'ai déjà été au festival et je sais que c'est vraiment sympa et plutôt calme comme ambiance. Il est déjà 21h05

Pile : finalement, j'ai la flemme de sortir, je n'y vais pas. Je regarde l'épisode 3 de Chuck.

Face : j'y vais. Je chope mon vélo et me dirige vers l'endroit où se déroule le festival. Là j'arrive, par une scène que je n'avais pas encore vue, assez excentrée. Il y a déjà un concert sur scène. Ce concert n'a rien à voir avec tout ce que j'ai pu voir de près dans ma vie jusqu'ici. (Mais j'avoue, je n'ai pas été à beaucoup de concerts !). Normalement quand on arrive, il y a un petit temps d'adaptation. Il faut se mettre dans l'ambiance. Sauf si c'est vraiment un groupe qu'on adore, ou bien une chanson qu'on révère, là ça nous prend au corps (être dans une super ambiance entre potes et/ou bourré aide aussi).
Ce groupe là, je ne savais pas comment il s'appelait, je n'avais jamais entendu cette chanson de ma vie, je ne connaissais personne sur place, et je n'avais pas bu une goutte d'alcool, mais en 3 secondes et demi, ça m'a subjuguée. À partir de maintenant, petite musique d'ambiance, chez vous .

Pile : je télécharge les sous titres de l'épisode 4 et je le lance.

Face : Je ne suis pas la seule à être à fond dedans. Le guitariste est une sorte de mélange physique entre Michaël Llodra et Marc Lavoine, en un peu plus carré. Bref il est über canon. En plus il joue super bien, il a une voix très prenante, et des fois il fait du free style (il joue derrière sa tête ce gourmand loleur !). Le batteur est vraiment très balaise aussi ! À un moment les deux autres le laissent seul sur scène, et il fait un solo génial pendant cinq bonnes minutes. Mais la meilleure, c'est la fille. Elle est à la basse, et elle chante. Bien. Trèèèès bien. Ça ne se décrit pas trop mais vraiment, elle a quelque chose qui accroche aux tripes. Elle est faite pour la scène. Bref, pendant les 45 très courtes minutes qu'a duré leur concert, j'avais mon sourire stupide des beaux jours sur le visage (le même que pendant la cérémonie de remise des trophées à Roland Garros, par exemple).

Pile : L'épisode 4 est toujours en cours... Ohohoh, c'est amusant tout ça.

Face : Le concert se termine, mais je suis toujours in awe. Je me rends près de l'endroit où les artistes descendent de scène, au cas où ils vendraient des CDs, ou signeraient des autographes, ou diraient s'ils vont chanter ailleurs un jour, ou même histoire d'apprendre leur nom (que je ne sais toujours pas). Eux, sympa, fument leur clope et acceptent de se faire prendre en photos. Ils n'ont pas le droit de vendre des CDs ici, malheureusement. Bon ben tant pis, je pars, toujours le sourire aux lèvres. Je chope un programme et apprends leur nom : "Trampled under foot". Ils sont libellés "Blues". Mais c'est un espèce de mélange blues/rock/jazz plutôt, pour moi. L'important c'est que c'est canon. Au cas où, je parcours le programme pour voir s'ils joueront à nouveau pendant le festival...

Pile : Hop, on passe à l'épisode 5 de Chuck !

Face : OUI !!! Ils rejouent à minuit. La scène n'est pas stipulée, donc j'imagine que c'est la même que tout à l'heure. En attendant je vais faire un petit tour du festival pour voir ce qu'il se passe ailleurs. Sur les scènes que j'avais déjà vu, des trucs jazzy sympas mais pas très bougeants. Je me mets en quète de bouffe parce qu'à part ce divin cheesecake, mon estomac n'a rien ingéré depuis ce midi. Finalement, comme il y a de la queue partout où je vais, je poursuis mon chemin... Et découvre une autre scène cachée ! (Ah oui, je me dois de préciser : comme c'est très bien fait, le son d'une scène ne pourrit jamais celui d'une autre. Et à 200m du festival, on n'entend rien. Gg les ingénieurs son !!). Sur cette scène, un autre groupe, avec un black sacrément charismatique au micro, 1 guitariste qui chante aussi, un bassiste qui a l'air sorti d'un rêve, et un batteur fort talentueux.

Bon, ce groupe ne m'a pas autant bluffée que le premier, mais il m'a bluffée quand même. Beaucoup plus rock/groovy, avec parfois des sonorités un peu reggae. Pareil, le black était fait pour la scène, il se donnait à 500%, et c'était vraiment canon aussi. Les gens qui étaient tout devant dansaient, le reste frappait dans ses mains, pris par la musique. (Petite aparté : j'étais loin, et j'essayais de distinguer la tête du bassiste - Spencer -, mais je pense que le caméraman devait s'être aperçu qu'il était top canon et être jaloux, parce qu'il faisait des close ups sur TOUT LE MONDE, sauf lui !!).
Comme j'avais le programme, j'ai pu voir leur nom : "The heavy", c'est un groupe UK. Et en effet, ils envoyaient du lourd. Autre petite musique d'ambiance, chez vous. Je précise que ces musiques d'ambiances, bien que chouettes et indicatrices du style du groupe, n'ont rien à voir avec leur performance sur scène.

Pile : J'ai faim, je me fais un petit truc à grailler que je mange devant l'épisode suivant.

Face : À la fin du concert, à 23h, je me redirige vers la première scène afin de me ménager une bonne place pour la reprise du concert des Trampled à minuit. Là il y avait un gros monsieur, Matt Andersen, tout seul avec sa guitare accoustique, qui chantait/jouait super bien, mais ça restait vraiment en dessous des autres. Aussi j'ai eu le temps de sentir mes pieds douloureux pendant son concert, attendant impatiemment minuit. À la fin du concert (je ne dirais pas "enfin" parce que je répète que c'était pas mal du tout), je suis vraiment toute proche de la scène, et extatique à l'idée de revoir les premiers.

Et là, bummer. Les gens démontent tout. Je regarde mon programme, rien n'est stipulé. Donc je fais le tour de toutes les scènes du festival (ce qui prend un bon gros quart d'heure, je tiens à le préciser). Rien. Tout se vide. Je me dirige vers mon vélo pour rentrer. Mais comme j'ai soif, je fais un gros détour pour aller au Dairy Queen, un magasin de glaces qui vend aussi de délicieux smoothies. En en sortant, je vois un gros panneau, avec le programme du jour. Et je découvre que mes loulous chéris que je ne connaissais pas encore il y a trois heures et demi sont dans une salle !!! Je fonce vers l'endroit. Il est 0h20, il y a plein de queue. Je regrette amèrement d'avoir été induite en erreur par l'absence de stipulation de salle sur le programme, parce que j'aurais volontiers soldé 1h de concert de Matt Andersen pour voir les autres.

Grand espoir pour moi : en 5 minutes à peine, 80% des gens devant moi ont pu rentrer dans la salle. Malheureusement, loi de murphy oblige, je ne suis rentrée qu'à 0h50. J'ai vu 1 chanson et demie, et seul le mec a chanté (d'ailleurs c'étaient pas les mêmes chansons que sur l'autre scène, ils ont un répertoire varié ces braves petits :)), mais ça restait bien, et au moins je ne suis pas partie en étant dégoutée de les louper.

Après avoir galéré pour retrouvé mon vélo, je suis rentrée chez moi le sourire aux lèvres, avec l'intention ferme de leur acheter un CD, de les écouter dès que je rentrerai, et d'écrire cet article.

Malheureusement, ma connexion était down, donc j'ai seulement écrit le précédent, et j'ai été faire un gros dodo :).

En tout cas, je suis sacrément ravie de m'être bougée les fesses, et ce brave Ben Harper aura fort à faire pour m'impressionner autant que les deux groupes d'hier soir demain !!!

Previously, in Canada

Bon les amis, ça fait longtemps que j'ai pas écrit... Et là en plus j'écris contre vents et marées puisque ma connexion a décidé de planter maintenant, au moment exact où je m'apprêtais à blogguer. En temps normal (=en temps de flemme), je n'aurais pas lutté contre le destin... Mais bon là je reviens du festival de jazz et c'était ben l'fun, comme on dit ! Donc je prends mon Gedit et je tape !

Mais avant de passer au sujet principal de ce post (= du prochain post, en fait), un petit résumé des épisodes précédents... J'ai fait pas mal de choses ces derniers temps, mais j'avais vraiment pas la motivation de vous raconter tout ça. Tout le monde connaît ça : j'ai plein de choses à faire, du coup je fais rien. (Perso avec moi le "j'ai quasi rien à faire, ça peut attendre plus tard" marche aussi. Résultat, j'attends que ça s'accumule, et ensuite je perds totalement la motivation de le faire :) parlez d'un cercle vicieux !!).

Donc, kékisépassé :

- Je suis partie voir ma cousine Christelle à Toronto (ouééééé)

- Le covoiturage, ça peut être très stressant quand on peut pas joindre sa covoitureuse, et qu'elle est en retard, qu'en plus le locateur (oui, parfaitement, locateur) de voiture il a plus de voiture alors que la covoitureuse elle avait réservé, que de surcroit la covoitureuse n'a pas de téléphone portable et la covoiturée non plus, et qu'enfin la covoiturée se plante d'endroit de rendez-vous. (Oui. Tout ça. 1h15 d'angoisse sous la pluie :))

- Malgré ça, ça reste beaucoup plus efficace, bon marché et agréable que le bus \o/ (mais ça fait plus mal aux jambes, surtout quand tu te tapes la place du milieu)

- J'ai loupé le mariage de ma cousine Franfran qui se déroulait pendant ce temps à Vera Cruz Monchy Cayeux et La Comté (vous vous en foutez, mais les noms de villes poutriroxxent, quand même !), et ça m'a fait mal au coeur :'(

- Y'avait plein de gens pas très habillés à la gay pride qui se déroulait justement ce WE là à Torontal

- Sushi à volonté : ces mots ont maintenant un sens pour moi (yummy !)

- J'ai beaucoup marché dans Toronto, et c'est une ville beaucoup plus US-like que Montreal

- Pour dormir, j'ai squatté chez des gens et c'était pas toujours l'éclate (Incruste powah ! envie de dormir *très prononcée* alors qu'il y a 5 personnes bourrées en train de parler fort et en anglais dans la chambre powaah ! Matelas gonflable de 50cm de large powah !)

- Y'avait des peluches chocobo en vitrine à chinatown (mais le magasin était fermé :'( )

- Danie est repartie en France (bouh, elle me manque ! En plus j'lui ai même pas dit au revoir)

- Nous sommes parties en road trip avec Christelle

- Les routes au Canada sont mal indiquées (=on s'est paumées. Mais c'était vraiment mal fichu hein)

- J'ai été dans un marché de produits d'artisanat, mangé un schnitzel (sorte de sandwich/burger au porc), et vu un marché aux bestiaux

- Y'avait des ménonites (sortes de hammisch) !!!!! Laura Ingalls * beaucoup autour de moi. Et vous savez quoi ? Cette coquinette de Laura, elle mange de la pizza et des hot dogs !

- J'ai goûté du beurre d'érable (c'est pas mauvais du tout :))

- Les routes canadiennes sont vraiment très très très [...] très ÜBER mal indiquées (= on s'est paumées à BEAUCOUP de reprises)

- J'ai vu les Niagara Falls ... *_*

- J'ai vu les Niagara Falls ... de près *_* (piti tour en bateau)

- Christelle m'a évité la ruine dans la vie près des chutes, parce que j'avais envie d'essayer tous les attrapes touristes à côté (et il y en a BEAUCOUP !!! Surtout ne m'emmenez jamais à Las Vegas... Ou attendez que je sois milliardaire. Ou mieux, attendez que VOUS soyez milliardaire ;))

- On a dormi dans un motel pourri ! (En vrai il était pas pourri, mais les deux mots vont ensemble, non ? Et puis rien que pour la déco des chambres, le qualificatif pourrait être mérité)

- Bizarrement, des fois, j'ai pas de mal à me lever tôt... Par exemple pour rentrer tôt sur Toronto afin de visiter la CN tower (et on ne s'est pas paumées sur la route !!!!!!!)

- Afin de griller tout le monde et de ne pas payer l'entrée, on a décidé de bouffer dans la CN tower

- On a donc mangé dans un resto tournant avec vue panoramique sur Toronto. C'était... méga bluffant !!!! Et le service : IMPEC ! (réussir à manger en moins d'une heure un menu complet dans un restaurant gastronomique, ça gère quand même... C'était cher mais ça valait le coup, surtout qu'on avait économisé l'entrée)

- Malgré ce service génial qui poutre, on n'a pas eu le temps d'aller dans les niveaux supérieurs de la tour, vu que j'allais louper mon bus de retour (et là pour le coup, on s'est bien paumées dans la ville :))

- J'ai eu la chance de tomber derrière LES SEULES personnes du bus qui avaient incliné leur siège en arrière pendant la moitié du trajet. Merci pour les genoux. (Je précise que j'ai passé environ 90% du temps à élaborer une phrase en anglais pour leur dire ce que je pensais de leurs manières tout en restant courtoise). Au moment où je l'ai trouvée, je me suis dit que ça ferait con d'élever la voix après tant de temps, donc au final j'ai fermé ma gueule :-/ Je suis vraiment trop une bonne poire !

Et voilà pour le gros WE (5 jours au total)... J'ai loupé Steevie Wonder à cause de ça, mais bon, tant pis : la vie est une question de priorités et moi je préfère les rillettes Bordeaux Chesnel.

Lien vers toutes les photos du Week-End pour les gens qui sont en vacances/stage et qui n'ont rien de mieux à faire (ou qui ont la flemme de faire quoi que ce soit d'autre, c'est aussi une excuse valable :)) :
Toronto inside
Road Trippin'