samedi 11 juillet 2009

Pile et Face

Bon et maintenant que j'ai fait un petit résumé, voilà la description de l'évènement qui m'a poussée à écrire hier soir.

Mise en contexte : Depuis mardi dernier, c'est le Festival de Jazz à Montreal. Pour vous faire imaginer le truc, je dirais : prenez une fête de la musique d'une grande ville française (une bonne, genre d'il y a 10 ans... Pas les chiures de mouches actuelles). Ajoutez pas mal de doses de talent, parce qu'ici c'est quand même du plus haut niveau. Mélangez avec autant d'awesomeness que vous pouvez imaginer. Multipliez le tout par 13 (nombre de jours du festival), et répartissez sur 4 scènes principales, ainsi que plusieurs sous scènes pour les spectacles gratuits, et des salles pour les spectacles payants. Saupoudrez de plein plein de gens et du fait que les pestacles soient toute la journée et pas que le soir. Ayé, t'es paré, tu peux casser visualiser ce festival ! Ah non, j'oubliais un point important : Steevie Wonder en ouverture, Ben Harper en clôture. Oui mes amis, Ben Harper. Il y a une justice !!!

Deuxième mise en contexte : le titre, pile et face. Il s'agit d'un film que j'avais vu il y a longtemps, mais que j'avais trouvé vachement bien. C'est l'histoire parallèle de la même fille : les différents chemins que prennent sa vie suivant si elle loupe le métro ou si elle arrive à l'avoir (ça change BEAUCOUP de choses dans l'histoire). Hé ben là le même truc s'applique à moi (en un peu moins impressionnant).

Hier soir, donc, j'étais rentrée d'une fin d'après midi sieste sur le mont royal fort sympathique. J'en ai profité pour acheter le meilleur cheesecake du monde sur la route (je ne le savais pas encore au moment de l'acheter). Puis je m'installe devant l'ordi et je regarde l'épisode 2 de Chuck. Ceux qui me connaissent savent comme je suis à la fin d'un épisode : j'ai envie de regarder le suivant. Mais j'hésite : j'ai lu un article dans le métro ce matin là disant qu'une artiste ferait son retour sur scène à 21h au festival de jazz. En plus j'ai déjà été au festival et je sais que c'est vraiment sympa et plutôt calme comme ambiance. Il est déjà 21h05

Pile : finalement, j'ai la flemme de sortir, je n'y vais pas. Je regarde l'épisode 3 de Chuck.

Face : j'y vais. Je chope mon vélo et me dirige vers l'endroit où se déroule le festival. Là j'arrive, par une scène que je n'avais pas encore vue, assez excentrée. Il y a déjà un concert sur scène. Ce concert n'a rien à voir avec tout ce que j'ai pu voir de près dans ma vie jusqu'ici. (Mais j'avoue, je n'ai pas été à beaucoup de concerts !). Normalement quand on arrive, il y a un petit temps d'adaptation. Il faut se mettre dans l'ambiance. Sauf si c'est vraiment un groupe qu'on adore, ou bien une chanson qu'on révère, là ça nous prend au corps (être dans une super ambiance entre potes et/ou bourré aide aussi).
Ce groupe là, je ne savais pas comment il s'appelait, je n'avais jamais entendu cette chanson de ma vie, je ne connaissais personne sur place, et je n'avais pas bu une goutte d'alcool, mais en 3 secondes et demi, ça m'a subjuguée. À partir de maintenant, petite musique d'ambiance, chez vous .

Pile : je télécharge les sous titres de l'épisode 4 et je le lance.

Face : Je ne suis pas la seule à être à fond dedans. Le guitariste est une sorte de mélange physique entre Michaël Llodra et Marc Lavoine, en un peu plus carré. Bref il est über canon. En plus il joue super bien, il a une voix très prenante, et des fois il fait du free style (il joue derrière sa tête ce gourmand loleur !). Le batteur est vraiment très balaise aussi ! À un moment les deux autres le laissent seul sur scène, et il fait un solo génial pendant cinq bonnes minutes. Mais la meilleure, c'est la fille. Elle est à la basse, et elle chante. Bien. Trèèèès bien. Ça ne se décrit pas trop mais vraiment, elle a quelque chose qui accroche aux tripes. Elle est faite pour la scène. Bref, pendant les 45 très courtes minutes qu'a duré leur concert, j'avais mon sourire stupide des beaux jours sur le visage (le même que pendant la cérémonie de remise des trophées à Roland Garros, par exemple).

Pile : L'épisode 4 est toujours en cours... Ohohoh, c'est amusant tout ça.

Face : Le concert se termine, mais je suis toujours in awe. Je me rends près de l'endroit où les artistes descendent de scène, au cas où ils vendraient des CDs, ou signeraient des autographes, ou diraient s'ils vont chanter ailleurs un jour, ou même histoire d'apprendre leur nom (que je ne sais toujours pas). Eux, sympa, fument leur clope et acceptent de se faire prendre en photos. Ils n'ont pas le droit de vendre des CDs ici, malheureusement. Bon ben tant pis, je pars, toujours le sourire aux lèvres. Je chope un programme et apprends leur nom : "Trampled under foot". Ils sont libellés "Blues". Mais c'est un espèce de mélange blues/rock/jazz plutôt, pour moi. L'important c'est que c'est canon. Au cas où, je parcours le programme pour voir s'ils joueront à nouveau pendant le festival...

Pile : Hop, on passe à l'épisode 5 de Chuck !

Face : OUI !!! Ils rejouent à minuit. La scène n'est pas stipulée, donc j'imagine que c'est la même que tout à l'heure. En attendant je vais faire un petit tour du festival pour voir ce qu'il se passe ailleurs. Sur les scènes que j'avais déjà vu, des trucs jazzy sympas mais pas très bougeants. Je me mets en quète de bouffe parce qu'à part ce divin cheesecake, mon estomac n'a rien ingéré depuis ce midi. Finalement, comme il y a de la queue partout où je vais, je poursuis mon chemin... Et découvre une autre scène cachée ! (Ah oui, je me dois de préciser : comme c'est très bien fait, le son d'une scène ne pourrit jamais celui d'une autre. Et à 200m du festival, on n'entend rien. Gg les ingénieurs son !!). Sur cette scène, un autre groupe, avec un black sacrément charismatique au micro, 1 guitariste qui chante aussi, un bassiste qui a l'air sorti d'un rêve, et un batteur fort talentueux.

Bon, ce groupe ne m'a pas autant bluffée que le premier, mais il m'a bluffée quand même. Beaucoup plus rock/groovy, avec parfois des sonorités un peu reggae. Pareil, le black était fait pour la scène, il se donnait à 500%, et c'était vraiment canon aussi. Les gens qui étaient tout devant dansaient, le reste frappait dans ses mains, pris par la musique. (Petite aparté : j'étais loin, et j'essayais de distinguer la tête du bassiste - Spencer -, mais je pense que le caméraman devait s'être aperçu qu'il était top canon et être jaloux, parce qu'il faisait des close ups sur TOUT LE MONDE, sauf lui !!).
Comme j'avais le programme, j'ai pu voir leur nom : "The heavy", c'est un groupe UK. Et en effet, ils envoyaient du lourd. Autre petite musique d'ambiance, chez vous. Je précise que ces musiques d'ambiances, bien que chouettes et indicatrices du style du groupe, n'ont rien à voir avec leur performance sur scène.

Pile : J'ai faim, je me fais un petit truc à grailler que je mange devant l'épisode suivant.

Face : À la fin du concert, à 23h, je me redirige vers la première scène afin de me ménager une bonne place pour la reprise du concert des Trampled à minuit. Là il y avait un gros monsieur, Matt Andersen, tout seul avec sa guitare accoustique, qui chantait/jouait super bien, mais ça restait vraiment en dessous des autres. Aussi j'ai eu le temps de sentir mes pieds douloureux pendant son concert, attendant impatiemment minuit. À la fin du concert (je ne dirais pas "enfin" parce que je répète que c'était pas mal du tout), je suis vraiment toute proche de la scène, et extatique à l'idée de revoir les premiers.

Et là, bummer. Les gens démontent tout. Je regarde mon programme, rien n'est stipulé. Donc je fais le tour de toutes les scènes du festival (ce qui prend un bon gros quart d'heure, je tiens à le préciser). Rien. Tout se vide. Je me dirige vers mon vélo pour rentrer. Mais comme j'ai soif, je fais un gros détour pour aller au Dairy Queen, un magasin de glaces qui vend aussi de délicieux smoothies. En en sortant, je vois un gros panneau, avec le programme du jour. Et je découvre que mes loulous chéris que je ne connaissais pas encore il y a trois heures et demi sont dans une salle !!! Je fonce vers l'endroit. Il est 0h20, il y a plein de queue. Je regrette amèrement d'avoir été induite en erreur par l'absence de stipulation de salle sur le programme, parce que j'aurais volontiers soldé 1h de concert de Matt Andersen pour voir les autres.

Grand espoir pour moi : en 5 minutes à peine, 80% des gens devant moi ont pu rentrer dans la salle. Malheureusement, loi de murphy oblige, je ne suis rentrée qu'à 0h50. J'ai vu 1 chanson et demie, et seul le mec a chanté (d'ailleurs c'étaient pas les mêmes chansons que sur l'autre scène, ils ont un répertoire varié ces braves petits :)), mais ça restait bien, et au moins je ne suis pas partie en étant dégoutée de les louper.

Après avoir galéré pour retrouvé mon vélo, je suis rentrée chez moi le sourire aux lèvres, avec l'intention ferme de leur acheter un CD, de les écouter dès que je rentrerai, et d'écrire cet article.

Malheureusement, ma connexion était down, donc j'ai seulement écrit le précédent, et j'ai été faire un gros dodo :).

En tout cas, je suis sacrément ravie de m'être bougée les fesses, et ce brave Ben Harper aura fort à faire pour m'impressionner autant que les deux groupes d'hier soir demain !!!

Previously, in Canada

Bon les amis, ça fait longtemps que j'ai pas écrit... Et là en plus j'écris contre vents et marées puisque ma connexion a décidé de planter maintenant, au moment exact où je m'apprêtais à blogguer. En temps normal (=en temps de flemme), je n'aurais pas lutté contre le destin... Mais bon là je reviens du festival de jazz et c'était ben l'fun, comme on dit ! Donc je prends mon Gedit et je tape !

Mais avant de passer au sujet principal de ce post (= du prochain post, en fait), un petit résumé des épisodes précédents... J'ai fait pas mal de choses ces derniers temps, mais j'avais vraiment pas la motivation de vous raconter tout ça. Tout le monde connaît ça : j'ai plein de choses à faire, du coup je fais rien. (Perso avec moi le "j'ai quasi rien à faire, ça peut attendre plus tard" marche aussi. Résultat, j'attends que ça s'accumule, et ensuite je perds totalement la motivation de le faire :) parlez d'un cercle vicieux !!).

Donc, kékisépassé :

- Je suis partie voir ma cousine Christelle à Toronto (ouééééé)

- Le covoiturage, ça peut être très stressant quand on peut pas joindre sa covoitureuse, et qu'elle est en retard, qu'en plus le locateur (oui, parfaitement, locateur) de voiture il a plus de voiture alors que la covoitureuse elle avait réservé, que de surcroit la covoitureuse n'a pas de téléphone portable et la covoiturée non plus, et qu'enfin la covoiturée se plante d'endroit de rendez-vous. (Oui. Tout ça. 1h15 d'angoisse sous la pluie :))

- Malgré ça, ça reste beaucoup plus efficace, bon marché et agréable que le bus \o/ (mais ça fait plus mal aux jambes, surtout quand tu te tapes la place du milieu)

- J'ai loupé le mariage de ma cousine Franfran qui se déroulait pendant ce temps à Vera Cruz Monchy Cayeux et La Comté (vous vous en foutez, mais les noms de villes poutriroxxent, quand même !), et ça m'a fait mal au coeur :'(

- Y'avait plein de gens pas très habillés à la gay pride qui se déroulait justement ce WE là à Torontal

- Sushi à volonté : ces mots ont maintenant un sens pour moi (yummy !)

- J'ai beaucoup marché dans Toronto, et c'est une ville beaucoup plus US-like que Montreal

- Pour dormir, j'ai squatté chez des gens et c'était pas toujours l'éclate (Incruste powah ! envie de dormir *très prononcée* alors qu'il y a 5 personnes bourrées en train de parler fort et en anglais dans la chambre powaah ! Matelas gonflable de 50cm de large powah !)

- Y'avait des peluches chocobo en vitrine à chinatown (mais le magasin était fermé :'( )

- Danie est repartie en France (bouh, elle me manque ! En plus j'lui ai même pas dit au revoir)

- Nous sommes parties en road trip avec Christelle

- Les routes au Canada sont mal indiquées (=on s'est paumées. Mais c'était vraiment mal fichu hein)

- J'ai été dans un marché de produits d'artisanat, mangé un schnitzel (sorte de sandwich/burger au porc), et vu un marché aux bestiaux

- Y'avait des ménonites (sortes de hammisch) !!!!! Laura Ingalls * beaucoup autour de moi. Et vous savez quoi ? Cette coquinette de Laura, elle mange de la pizza et des hot dogs !

- J'ai goûté du beurre d'érable (c'est pas mauvais du tout :))

- Les routes canadiennes sont vraiment très très très [...] très ÜBER mal indiquées (= on s'est paumées à BEAUCOUP de reprises)

- J'ai vu les Niagara Falls ... *_*

- J'ai vu les Niagara Falls ... de près *_* (piti tour en bateau)

- Christelle m'a évité la ruine dans la vie près des chutes, parce que j'avais envie d'essayer tous les attrapes touristes à côté (et il y en a BEAUCOUP !!! Surtout ne m'emmenez jamais à Las Vegas... Ou attendez que je sois milliardaire. Ou mieux, attendez que VOUS soyez milliardaire ;))

- On a dormi dans un motel pourri ! (En vrai il était pas pourri, mais les deux mots vont ensemble, non ? Et puis rien que pour la déco des chambres, le qualificatif pourrait être mérité)

- Bizarrement, des fois, j'ai pas de mal à me lever tôt... Par exemple pour rentrer tôt sur Toronto afin de visiter la CN tower (et on ne s'est pas paumées sur la route !!!!!!!)

- Afin de griller tout le monde et de ne pas payer l'entrée, on a décidé de bouffer dans la CN tower

- On a donc mangé dans un resto tournant avec vue panoramique sur Toronto. C'était... méga bluffant !!!! Et le service : IMPEC ! (réussir à manger en moins d'une heure un menu complet dans un restaurant gastronomique, ça gère quand même... C'était cher mais ça valait le coup, surtout qu'on avait économisé l'entrée)

- Malgré ce service génial qui poutre, on n'a pas eu le temps d'aller dans les niveaux supérieurs de la tour, vu que j'allais louper mon bus de retour (et là pour le coup, on s'est bien paumées dans la ville :))

- J'ai eu la chance de tomber derrière LES SEULES personnes du bus qui avaient incliné leur siège en arrière pendant la moitié du trajet. Merci pour les genoux. (Je précise que j'ai passé environ 90% du temps à élaborer une phrase en anglais pour leur dire ce que je pensais de leurs manières tout en restant courtoise). Au moment où je l'ai trouvée, je me suis dit que ça ferait con d'élever la voix après tant de temps, donc au final j'ai fermé ma gueule :-/ Je suis vraiment trop une bonne poire !

Et voilà pour le gros WE (5 jours au total)... J'ai loupé Steevie Wonder à cause de ça, mais bon, tant pis : la vie est une question de priorités et moi je préfère les rillettes Bordeaux Chesnel.

Lien vers toutes les photos du Week-End pour les gens qui sont en vacances/stage et qui n'ont rien de mieux à faire (ou qui ont la flemme de faire quoi que ce soit d'autre, c'est aussi une excuse valable :)) :
Toronto inside
Road Trippin'

jeudi 25 juin 2009

La saint Jean

Avant de faire ce post, je tiens à dire qu'avec un peu de retard, les photos illustrant celui sur les festivals sont accessibles ici, et .

Ceci étant fait, passons maintenant à l'article du jour. La Saint-Jean, c'est la fête nationale du Québec. Donc déjà, ceci peut faire sourire, parce que le Québec c'est pas un pays, c'est une province. D'un autre côté, tout au long de la journée, on se rend compte que cette province a tellement une identité à part qu'elle mérite sa fête nationale.

Déjà, tout le monde dans les rues est habillé en bleu et blanc (les couleurs du drapeau du québec), et porte au moins un accessoire avec la fleur de lys. Bien sûr, j'ai fait l'erreur de porter un T-shirt rouge et blanc (couleurs du canada) ce jour là. Mais personne (à part Danie) ne m'a fait la remarque, donc ça va. Ensuite, on a l'impression que tout le monde est intéressé par sa province, son histoire et ses coutumes. C'est pas banal.

Même sous la canicule, les petits vieux ont la fièvre patriotique.

Après une bonne petite grasse matinée (c'est un jour ferié, quand même !), nous (=moi et Danie) sommes allées prendre un brunch. Petite précision : il faisait un temps de malade ! 40° à l'ombre, avec une humidité hyper pesante, donc en gros tu sors de chez toi, tu es en nage.

Ensuite nous nous sommes dirigées vers l'endroit où se déroulait le défilé. Je ne suis jamais allée à un défilé du 14 juillet en France, mais je doute 1/ qu'il y ait autant de monde 2/ que ça soit aussi diversifié.

La rue sherbrooke, l'une des plus grandes de Montreal, a été en partie immobilisée pour ce défilé (en partie seulement, parce qu'elle traverse toute la ville, et fait donc une 20aine de kilomètres... Et bon, défiler sur 20km par ce temps, c'est du suicide).

Nous ne sommes pas restées longtemps à cause de la température, mais il y avait alternativement des spectacles par groupes et des géants. Les "spectacles" par groupe, c'étaient des percus, des gens qui chantaient ou dansaient (des malades !!! danser par ce temps c'est renoncer à la vie oO !), et les géants, c'étaient des grandes personnalités de l'histoire du pays, mais -les plus malins l'auront deviné- en très grand. Comme on n'est pas restées longtemps, on n'en a vu que 4. Ils étaient très détaillés et joliment accoutrés. Mon petit préféré, c'était le sourcier, un espèce de grand mec en "chemise" de feuilles (très exotiques), avec une baguette de sourcier. Ça faisait très divinité, de style grand gargarisateur trouveur du temple de l'eau.
Le sourcier géant, un espèce de mélange entre poséidon et Davy Crockett

Ensuite nous sommes rentrées pour avoir un peu moins chaud et planifier le programme du soir. Un collègue de Danie, Seb, allait à un gros festival dans une ville pas loin : Repentigny. Apparemment le principe c'était de fêter la fête nationale avec beaucoup d'alcool. Problème : au québec, beaucoup d'alcool = beaucoup de bière. Or nous n'aimons la bière ni l'une ni l'autre. Donc direction la SAQ pour acheter du malibu. Malheureusement, elle était fermée (ce qui ne va pas de soi, ici. Plein plein de magasins sont ouverts les jours feriés !).

Du coup nous nous sommes dit qu'on allait trouver autre chose là bas : en route pour repentigny ! (D'ailleurs je dois partager avec vous le fait que j'ai eu en tête la chanson de Renan Luce "Repenti" pendant toute la route. Et par "la chanson de Renan Luce", je veux dire "uniquement le mot Repenti", vu que c'est la seule partie de la chanson que je connais :-/).

Repentigny, la scène, et le monde (qu'on ne voit pas suffisemment !)

En arrivant dans la ville, on s'est dit que c'était super vide et on a eu du mal à croire qu'il y avait un gros festival. On s'est violemment plantées. Il y avait un monde dingue ! Pas mal de stands de bouffe (et surtout des vendeurs de bière ambulants. Oui, comme les vendeurs de chichis sur la plage :)). Le premier concert était sympa mais sans plus. Du coup on a été se chercher à boire à un stand "liqueurs" qu'on avait croisé, pour pallier à notre inimitié avec la bière. Sauf que... "liqueur" ici, ça peut vouloir dire "soda". Donc on s'est retrouvées avec du sprite... Supayr.

On a fini par se dire qu'on arriverait à se faire violence pour la bière, mais peine perdue. Au bout de deux gorgées, l'amertume nous avait dégoutées. On a donc regardé le feu d'artifice de l'occasion (il était top !), à l'issue duquel les familles se sont cassées, et il ne restait plus que de braves et jeunes fêtards.

Oh, la belle dorée !

Le concert suivant était vraiment cool ! Petite mise en contexte : les collocs est un groupe totalement mythique au québec, mais dont le chanteur et leader s'est suicidé il y a une dizaine d'années. Ce soir là, ils faisaient un concert commémoratif, et je dois dire que leur musique était vraiment géniale. Un espèce de mélange entre Marcel et son Orchestre et la Ruda Salska : très festif donc. Mais aussi très très varié. En plus apparemment, les paroles -qu'avec Danie on ne comprennait pas- sont aussi vraiment funs, donc je recommande grandement ce groupe. En plus, au milieu du concert, Danie a eu l'idée de génie de mélanger le sprite avec la bière.

Ce qui, pour la plupart des mes lecteurs, est un affront à la nature, est ce qui nous a permis de boire nos bières (1 pour elle, 2 pour moi). Ça passait vraiment 500 fois mieux avec du sprite. Surtout que, moment d'euphorie, à un moment, ils ont joué une chanson que je connaissais !!! Le pudding à l'arsenic !! Oui monsieur, la chanson du dessin animé Astérix et Cléopatre. J'ai filmé mais le son est pourri, je vous joins donc le lien vers l'original.

Petite parenthèse : mis à part ce morceau marrant, la plupart des chansons des concerts étaient relatifs au québec, son histoire et la manière d'y vivre. Ça faisait vraiment très patriotique sans pour autant être relou, c'était sympa.

Le festival se terminait tôt, le lendemain n'étant pas un jour ferié, donc nous sommes rentrées, gentiment raccompagnées par Seb, laissant derrière nous un champ de verres vides. C'était assez cool de voir qu'il y avait encore pas mal de gens dans les rues à 2 heures du matin en semaine :) En tout cas ce fut vraiment une très bonne soirée !

Si vous voulez voir toutes les photos, c'est par là. (En plus il y a un petit bonus pour les fans de Ben :))

mardi 23 juin 2009

De l'importance d'un téléphone portable

Avoir un téléphone portable m'aurait empêchée d'être dans cet état.

Donc je vais écrire une succession de mots pour me défouler en caps lock et ensuite vous aurez droit à une explication.

CHAMELLERIE SANS POILS DE SCOLOPENDRE DÉVERGONDÉ A MANCHES LONGUES QUI FUME LES TAPIS DE SA GRAND MÈRE EN SHORT SUR LA PLAGE NUDISTE DE SEOUL EN HIVER SUR LA PLANETE URANUS AVEC POUR UNIQUE ET ANTÉPÉNULTIÈME RAISON UN PHOQUE MOUSSU ET DÉGLINGUÉ !!!

Voilà ça va mieux. (en vrai je me suis défoulée en cherchant des vidéos sur youtube, parce que c'est pas si facile à trouver que ça, quelqu'un d'énervé).

Comme promis, la petite explication : après une journée totalement moisie (boulot+tennis)wise, mon seul réconfort était d'espérer une soirée sympathique au cinéma puis d'enchaîner avec quoi que ce soit qui se serait présenté.

J'avais deux rendez-vous : un avec Fabien à 19h devant le ciné, et un avec Danie dix minutes plus tôt à la sortie du métro "de maisonneuve". J'arrive avec 5 minutes d'avance : pas de Danie. Je fais toutes les autres sorties (ce qui fait pas mal de marche) : elle est toujours pas là. Bon, il est 19h, je vais voir si Fabien est devant le ciné. Hé ben non. J'attends 5 minutes... Toujours pas... Je retourne voir si Danie est arrivée à la sortie du métro... Non...
Après 30 minutes d'oscillations entre les différents lieux de rendez-vous possible, je me décide à prendre une place, en me disant qu'au pire je les retrouverai dans la salle.

Donc là je me rends compte que toutes les places pour le film qu'on devait aller voir étaient prises. Est-il utile de préciser qu'il a fallu faire la queue longtemps ? J'ai donc eu très envie de taper quelqu'un, mais, maître de mes réactions, j'ai plutôt décidé d'aller manger quelque chose. Mais rapidement je me suis rendu compte que j'étais trop énervée pour avoir envie de manger, donc je suis rentrée chez moi (ET MÊME UNE SALETÉ DE PIGEON A ESSAYÉ DE ME RENTRER DEDANS SUR LA ROUTE !!!), et je me défoule sur mon blog en écrivant cet article.

J'espère vivement que le contenu ne vous a pas trop choqué (quand même, une grand mère sur une plage nudiste, désolée pour l'image mentale), et vous souhaite une excellente soirée.

jeudi 18 juin 2009

Un petit air bien d'min coin :)

Un post très intéressant pour vous dire qu'hier j'ai mangé une Carbonnade flamande.

Qu'est ce que c'est ?

En Belgique et dans les régions du Nord de la France, la carbonnade flamande est un plat de viande de bœuf accompagné de légumes (souvent en dés) dans une sauce au vin ou à la bière.

En gros, c'est un plat ch'ti !!!!


Une jolie carbonade flamande traditionnelle : MIAM !

Bon alors, la mienne ne ressemblait pas au truc succulent ci-dessus, mais l'effort y était quand même :).

Car, chose amusante, j'ai découvert ici que "Les 3 brasseurs" est une enseigne internationale (j'étais certaine que c'était typiquement français, et même typiquement du nord). Et le menu fait figurer depuis peu la carbonnade, ainsi que le welsh (qui n'est pas non plus pareil, mais c'est normal, ici le fromage c'est pas du vrai !).

On a beau dire que c'est cool de découvrir de nouvelles choses, des fois, un petit air de connu, ça fait du bien.

vendredi 12 juin 2009

L'été à Montreal

(les images viendront plus tard)

Après deux posts pas vraiment en lien direct avec ma vie à Caribou's land, je me suis dit que vous méritiez mieux (enfin mieux n'est pas le mot : quoi de mieux qu'une victoire de Fed à RG ;) ?). Donc je vais passer rapidement sur ces trois dernières semaines :
- On a été à Sherbrooke avec Danie, une amie, pour l'anniversaire de Sita.
- Le boulot continue à son rythme ... erm... infernal.
- J'ai pris une bonne cuite la veille de la victoire de Fed.
- ça ne m'a pas empêchée de me réveiller à l'heure pour la vivre.
- et surtout, je me suis pas mal baladée à Montreal.

Je l'avais déjà dit, c'est vraiment super vivant comme ville. Comme les gens restent cloîtrés chez eux l'hiver, ils guettent le moindre rayon de soleil pour aller dehors quand le printemps arrive. Donc il y a toujours des trucs à faire. Déjà tous les WE, le Mont-Royal est animé, comme décrit dans un post précédent. Mais en plus, il y a tout plein de festivals. Et d'autres trucs, style le tour à vélo de l'île (j'ai pas participé, mais il y avait des vélos partout le WE dernier !).

Il y a les "connus", genre le festival de Jazz, ou Juste pour rire, qui sont des évènements géniaux, mais il y a surtout une foultitude de petites animations dans les rues, sur 2 ou 3 jours. Avec Danie & Fabien, on a été à trois d'entre eux. Et je m'apprête à vous les décrire.

*A cet instant précis je me rends compte que, tel un gastéropode rabougri, j'ai oublié de mettre un mot magique lors de mon dernier post. Toutes mes confuses à mes très nombreux lecteurs, j'espère que vous n'avez pas trop pleuré.*

Le festival : sur la main.

Avec un nom pareil, on se demande bien ce que ça doit être. Je vous arrête tout de suite : il ne s'agit ni d'un truc "youpi tralala, tout le monde s'aime et on se donne la main", ni d'un truc artistique avec une main géante sur laquelle on danse. Non, en fait la main, c'est une partie du boulevard Saint Laurent (vous vous souvenez, le boulevard qui, historiquement, sépare le côté français du côté anglais), qui a le mérite d'être juste à côté de chez moi.

En fait ce "festival" ressemble pour moi à une grosse braderie. La rue est blindée de monde, toutes les boutiques font des grosses soldes et y'a plein de stands bouffe pas chers (et bons ! Vive le chow mein à 2 euros ! Par contre il faut éviter la sauce ... Sauf si vous aimez manger du volcan concentré). C'est vraiment très cool pour se balader.

En plus il y a régulièrement des trucs à faire/voir. Par exemple il y avait un mini golf, des gens qui faisaient du break dance (y compris un gamin de 12 ans !), des stands "électro" avec un papy hilarant qui dansait comme si c'était le plus beau gosse de l'univers (Danie a filmé, je mettrai en ligne si je peux)...

Enfin c'était une ambiance vraiment sympa, très différente de ce à quoi je m'attendais. Pour moi un festival c'est un endroit où tout le monde se rassemble pour faire la même chose. Là c'était plus une balade en ville.

Le festival de la bière

J'avais vu une pub pour ça dans le journal, et ça avait l'air fun, même si je n'aime pas la bière. Là c'était beaucoup plus conforme à ce que je m'imaginais. Une grande salle, bondée, avec environ 200 stands différents vendant... de la bière principalement ! (quelle surprise !) Le festival durait du mercredi au dimanche, et je n'y ai été que le premier jour.

Danie n'aime pas la bière non plus et n'était pas motivée, donc on y est allés à deux avec Fabien (qui n'est pas non plus un grand fan de cette boisson... On abuse vraiment :)). A l'entrée, il fallait acheter des coupons pour pouvoir prendre de la bière aux stands. Et comme je suis une bonne touriste franchouillarde, j'ai aussi pris le verre de l'évènement (8$. Outch.).

Après moult balades, nous n'avions aucune idée des bières à tester. Donc on est allés à un stand avec du monde en se disant que ça indiquerait la qualité.

Première observation : les coupons c'était vraiment un attrape touristes, les gens préféraient qu'on paye avec de l'argent normal.
Deuxième observation : les serveurs maîtrisaient la tireuse, mais les verres n'étaient pas fortement remplis. Fort heureusement d'ailleurs parce que...
Troisième observation : la bière, c'est vraiment dégueu :-/.

Après cette première expérience, nous avons décidé de goûter uniquement des bières "exotiques", histoire de pas avoir l'impression de boire toujours le même breuvage amer.

Donc on voit un stand avec marqué "chocolate stout" dessus. Forcément, ça m'intéresse, et j'en demande un, en ayant le malheur de ne pas prononcer correctement " staôtt' ". Le serveur s'est donc bien foutu de ma gueule, et m'a servi son staôtt'.

C'était pire que dégueu. Mais genre un mélange de bière brune et de café froid. Beurk et re beurk. On en a bu une demie gorgée chacun et on a offert le reste à des gens (trop sympas ces français !). Par la suite on s'est donc concentrés sur les stands qui ne servaient pas de bière.

1ère observation : Il n'y en avait pas beaucoup
2ème observation : Le cidre de glace, c'est bon
3ème observation : Les alcools de sirop d'érable, c'est pas mal aussi !
4ème observation : J'adore vraiment les noms moisis. Je m'explique. Il y avait pas mal de stands de bouffe, et j'avais faim. Pas mal de trucs étaient bien tentants, mais quand je suis passée devant un truc qui vendait du kangourou, et que j'ai vu que l'un des trucs qu'ils proposaient s'appelait le "Skippy burger", mon cerveau a freezé.
5ème observation : 4$ pour un burger de 5cm de diamètre c'est cher, sauf s'il s'appelle "Skippy burger".
6ème observation : ça a un goût bizarre le kangourou. L'aspect ressemble à celui du boeuf, mais le goût n'est pas vraiment reliable à quelque chose de définissable. Enfin c'était bon quand même, mais j'en mangerai pas tous les jours !

Quand nous eûmes utilisé tous nos tickets, nous sommes rentrés, forts de notre expérience. Petits regrets : je n'ai pas goûté à un truc local qui s'appelle "les queues de castor" (perverse proof, ça s'appelle vraiment comme ça !). Et je n'ai jamais pu demander au groupe de musique s'ils avaient fait un random sur la chanson mondiale pour ce qu'ils passaient, parce que c'était vraiment bizarrement varié ! (Genre passage d'une chanson rock à un truc qui faisait folklore japonais et autres... Space !)

Le festival nuit blanche sur tableau noir

ça, ça a commencé hier et ça va durer tout le Week-End. De ce que j'en ai vu hier, ça ressemble beaucoup à sur la main : grande braderie tout le long de la rue Mont Royal (elle est grande !), mais avec plus d'animations.

Par exemple, un truc qui m'avait l'air fun, c'était "voûte céleste" : reconstituer la vue des étoiles sur un grand plafond. Et c'est en plus une activité participative, donc je me disais "trop bien, je vais participer à l'élaboration d'un truc trop joli". Bah en fait c'est juste un espèce de filet noir suspendu, avec des fils qui pendouillent de partout, et c'est moche. Je crois que même un pluvier aurait pu faire mieux que ça (et tout le monde sait que les charadriiformes ont un sens de l'art incommensurale !).

Sinon ce soir, toute la rue va être peinte de 22h à 2h du mat' par des artistes, donc je vais essayer de prendre ça en photo, et il y aura des concerts. Et demain soir ils vont projeter "Mars attacks" sur écran géant. Je n'ai jamais vu ce film, mais on m'en a dit du bien, donc j'y serai !

A tantôt !

lundi 8 juin 2009

w00t w00t w00t !!!

Bon voilà, Roland Garros est fini, je vais me remettre à bosser sérieusement et à poster sérieusement. Tout d'abord pour reprendre en fanfare, je tiens à souligner l'exploit magnifique qui a été accompli hier, et que je n'ai pas pu contempler suffisemment à mon goût (la faute à une connexion en mousse et des streamings foireux) :


La victoire de Roger Federer à Roland Garros




Fed pleure, le public pleure, je pleure, même le ciel pleure. Ah c'est beau ces moments émouvants !


Donc voilà, désolée pour ceux qui savent déjà, mais je vais citer quelques unes des performances les plus oufs de ce mec exceptionnel.


Il a gagné hier son 14ème tournoi du Grand Chelem, égalant le record de Pete Sampras

Il a remporté Roland Garros, le seul des dits tournois qui manquait à sa collection, devenant le 6ème homme de l'histoire du tennis à tous les posséder (et le troisième de l'ère open).


Depuis Wimbledon 2004 (soit le mois de juillet 2004), à chaque fois qu'il y a eu un tournoi du Grand Chelem, Federer n'a jamais perdu avant le stade des demi-finales.


A vrai dire, il a même figuré à 15 des 16 dernières finales de ces évènements majeurs.


Il est aussi important de souligner qu'en dépit de ces résultats fantastiques, il reste très humain, très sympa, très drôle et toujours fair play. (En fait on peut même dire que c'est un sacré émotif !! Très rare à ce niveau là !)

Donc voilà, depuis un an et demi, il était dénigré, beaucoup de gens le disaient fini, et finalement il a tenu le coup -difficilement certes- pour arracher cette victoire amplement méritée. Tous ses fans ont été plus qu'heureux de cette victoire, et je pense même que pas mal de monde s'en est réjoui.


Alors certes, c'est juste un match de tennis, la faim dans le monde et les guerres sont plus que jamais d'actualité, mais bon sang ça fait plaisir.


Merci Rodge :)



PS : Je reprendrai les vrais posts sur ma vie à Montreal sous peu, mais il fallait que je rende hommage à ce type, parce qu'à vrai dire, ma vie à Montreal ces deux dernières semaines était assez centrée sur la Porte d'Auteuil !