mardi 19 mai 2009

Blackout

Je voulais faire un joli post sur mon WE, mais le couplage du non trouvage de mon appareil photo avec la panne de courant subie hier soir m'en empêche quelque peu.

Donc il y a des chances que je ne poste pas grand chose (et en tout cas rien de bien illustré) dans les jours à venir.

Ce post est là de manière prophylactique, pour empêcher les gens de me demander de blogguer sur IRC ;)

Petite digression sur samedi soir néanmoins : cette boisson, comme sa couleur semble bien l'indiquer, est atrocement dégueulasse.

mercredi 13 mai 2009

Plan improvisé

Depuis que je suis ici, j'ai un peu pris l'habitude de l'arrache (bon ok je l'avais déjà avant). Se balader dans la rue pour faire ses courses et terminer dans un resto brésilien à manger de l'alligator par exemple, ça se fait très bien.

Hier, alors que j'allais au boulot, je lisais Metro dans le métro (normal quoi). Et, entre les différents articles classiques sur la grippe A, Obama, ou la découverte d'ornithorynques galactiques en nouvelle papouasie du sud ouest, un mini article dans la marge a attiré mes yeux.

Ce que ça disait en gros : "Ce soir à Montreal : Ben Harper, pour une représentation de son nouvel album avec les Relentless7 : White Lies for Dark Times, rue Ste Catherine machin truc" (les plus attentifs me feront remarquer que sans doute que ni "machin" ni "truc" ne figuraient dans l'annonce initiale. Ils ont tort. Sauf s'ils prouvent le contraire en COQ.).

Si vous êtes vraiment perspicace, vous pouvez deviner qu'il ne s'agit pas de Francis Lalanne

Justement, j'avais été informée de la sortie de cet album juste la semaine passée (via le même journal je pense). J'avais écouté vite fait et c'était pas mal du tout, un peu plus rock que ses derniers disques (par exemple la chanson Lay there and Hate me que je préfère pas en live, écoutable aussi sur son site officiel). J'avais voulu checker s'il passait au Canada ou en France bientôt et la réponse était NON !! Site officiel à la con !!

Enfin bref, j'ai fait un gros blocage sur l'article de journal et l'obsession "FAUT QUE J Y AILLE" s'est installée dans ma tête. Première chose faite en m'installant au boulot (avant même de démarrer IRC ou de lancer gmail) : voir s'il restait des places dispo. Bien évidemment, non. Dommage, c'était seulement 42$ le concert en plus.

Donc, en sortant du boulot, au lieu de rentrer, je suis allée à l'endroit du concert (sans me perdre, l'obsession devait être vachement balaise !), j'ai vu en grand "Ce soir 20h, Ben Harper", avec une file de gens qui attendaient déjà.
Je voulais prendre en photo le grand panneau d'affichage à l'entrée, mais je n'avais pas mon appareil, donc à la place je vous offre cette image d'une paisible famille lamantin.

Et la personne que je cherchais était là aussi. Un revendeur de tickets. Il lui en restait un seul et unique. Je l'ai eu dans la main (c'était 100$). (Silence solennel). J'étais quand même plongée dans un tourbillon de pensées contradictoires, formant un scaphandre nébuleux autour de mon esprit :

J'y vais ?
J'y vais pas ?
100$ c'est cher quand même.
Oui mais bon sang de chameau, c'est Ben Harper !
Oui mais j'ai prévenu personne et la première partie commence dans 15 minutes.
Oui mais bon sang de chameau, c'est Ben Harper !
Oui mais et si la place est une fausse, je me serais fait niquer 100$ pour rien. Oui mais bon sang de chameau fusionné avec un ornithorynque, c'est Ben Harper ! Oui mais j'héberge quelqu'un à la maison en ce moment, et je peux pas la laisser toute seule Oui mais bon sang de chameau, c'est Ben Harper, elle comprendra !!!! (oui, cet argument est revenu souvent dans cette petite discussion interne)

Finalement, après moultes hésitations et la mort dans l'âme, je me suis enfuie. Pas de super plan improvisé cette fois-ci.

En tout cas, il a intérêt à passer en France, sinon je lui pète la gueule la prochaine fois que je le croise. (Ainsi que les gens qui ont dû me supporter hier soir, parce que je répétais toutes les 2 minutes "Je pourrais être au concert de Ben Harper en ce moment même").

lundi 11 mai 2009

Le mystère de la pantoufle masquée.

Dimanche matin, premier réveil dans mon nouvel appart. Le sommeil fut bon, bien qu'un peu léger parce que j'avais mal fermé le double vitrage. Alors que je me dirige doucement vers la douche, je mets mes pantoufles. Mais là surprise ! Je n'en trouve qu'une !!!


Je recherchais la jumelle de ce petit objet délicat (au passage vous pouvez voir que c'est du parquet dans ma chambre :)) ->






C'est pas grave, me dis-je, j'ai dû la balancer comme une malpropre pour pouvoir me jeter sur le lit warrioresquement. Donc je cherche... Elle n'est pas sous un sac, elle n'est pas sous un meuble...


Pas sous le matelas... (au passage vous pouvez voir que mon lit est à peu près fait, ce qui est rare, et surtout fait exprès pour la photo :))










Pas dans ma valise...




Et non, pas non plus planquée dans le rideau (rose >_<)




Pas dans un coin caché de la chambre, ni sous la porte fenêtre, ni dans le bac à linge sale...

Là, je commence à croire à une mauvaise blague. Soit le chat (Tac) l'a piquée pour faire joujou avec - option normalement impossible vu que j'ai fermé les portes pour éviter qu'il squatte ma chambre et me refile les microbes protozoaires qu'il trimballe avec lui; soit mes collocs m'ont fait une sorte de bizutage.
Me refusant à croire à une telle infamie, je fais et refais le tour de toutes les cachettes possibles. Puis, sans conviction, me dis que je vais aller fouiller les autres pièces. Je l'ai peut-être oubliée ailleurs, cette pantoufle ?



Je parcours d'abord la deuxième partie de ma chambre, je cherche sous la table basse. Il y a des ballons de baudruche (wtf ?!) mais pas de pantoufle.









Du coup je checke la salle de bains, un peu désespérée...
(Les plus observateurs remarqueront une serviette otarie très colorée qui pendouille. Oui, c'est bien moi qui l'ait achetée. Oui, j'ai aussi vu un tapis de bain canard, mais il coûtait 19$ de plus, du coup, la mort dans l'âme, je l'ai laissé au magasin)











Sans surprise, rien non plus dans le salon ou la cuisine.





A ce moment je commençais à avoir de forts soupçons sur la kleptomanie de mes collocs, mais bon, je n'allais tout de même pas accuser quelqu'un le premier jour d'habitation dans ce nouvel appart sympathique. Je résolus donc de mener mon enquête discrètement et silencieusement.
Plan approximatif et pas du tout à l'échelle de mon nouvel appartement. Les plus astucieux sauront déterminer à quoi correspondent les traits marrons et bleus.

C'est alors que je revêtais mes habits d'inspecteuse (des fringues classiques, quoi), que le mystère fut résolu. N'ayant pas pris la peine d'enlever mes pantoufles avant mon pantalon, l'une d'entre elles était restée coincée dans une jambe... ¬¬

lundi 4 mai 2009

Grimpette

(Ceci est la suite du post précédent)

Le Mont Royal, avec sa couronne d'arbres, un peu comme la cathédrale d'Evry mais avec une forme beaucoup moins "Rouleau de PQ"-ique.


J’entame donc mon ascension. C’est à peu près à cet instant qu’une chanson m’est arrivée dans la tête pour ne pas me lâcher de l’heure. Je vous la fait partager en espérant que vous la mettiez en boucle : http://www.deezer.com/track/46016. A certains moment j’écrirai en gras italique, ce sera des paroles de cette chanson.


« l’histoire d’une hirondelle (=canard) victime de vertige, c’est une histoire absurde mais véridique, d’un oiseau névrosé privé de voltige »


Au début, c’est tout plat, balade et tout, puis ça grimpe… Telle une wariorette en ail et fines herbes, je ne me démotive pas. A un moment c’est même devenu quasiment de l’escalade, et, risquant ma vie et celle de mon appareil photo, j’ai continué.

« Elle prit ses disques des bengles, son couteau suisse, et ses chaussures ; elle mit son badge ‘say no to drugs’, et partit pour l’aventure »

Il y avait pas mal de gens pour tenter l’escalade, mine de rien, et bien souvent ils étaient équipés de manière adéquate pour une randonnée, au contraire de votre canard préféré. En tout cas leur présence me faisait moins craindre pour ma vie (au moins ils auraient l’occasion de me piquer mon appareil photo et mes thunes, et ma vie ne serait pas perdue pour rien).


C’est après bien des prises de risque, des moments de semi-rampage par terre, des dérapages pas très contrôlés, que je me suis rendu compte qu’il existait un chemin super large et quasi sans dénivelé pour les touristes petits joueurs (CSLEQSDPLTPJ), et que j’avais vraiment été une ouf de la vie jusque là.

« parachute ou pas impossible de voler, elle devait marcher, cruelle sentence »

Je poursuivis mon ascension par le chemin (ou plutôt l’absence de chemin) des braves, prenant une photo par ci par là quand je trouvais un point de vue sans arbres (ce qui était assez rare). En tout cas ça valait le coup, le panorama était sacrément sympa, y’avait vue sur tout Montreal Est.


Et voilà le panorama. On remarquera : soit qu'il y a deux gamins exactement pareils à l'endroit où je prenais les photos, soit que ce petit malin arrêtait pas de gigoter partout.


Arrivée en haut, fourbue, je fus récompensée de mes efforts par la vue réjouissante et fort loisible d’une magnifiquement splendide antenne.

« imaginez son désespoir lorsqu’arrivée à destination, malheur il était déjà trop tard »


Le mont étant assez plat en haut, et couvert d’arbres, je n’ai pas vraiment pu faire de photo valable de Montreal Ouest. Néanmoins j’ai pu apercevoir un petit truc entre les arbres, donc l’aventure n’était pas vaine.

Le truc rigolo aussi, c’est que même en haut on entendait les tamtams, qui accompagnaient parfaitement ce que j’avais en tête.

Avouez que voir un truc comme ça après 20 minutes de sport intensif, ça dépasse toutes les espérances ...



« Mais le pire reste à venir …»

Pour la descente, j’ai pris le CSLEQSDPLTPJ, parce que bon c’était vachement plus casse gueule que la montée. Sauf qu’au bout de 30 seconde

s de marche, mue par tous les neurones sportifs, volontaires, motivationnels et/ou warrioresques de mon organisme (soit environ 2, mais 2 très en forme ce jour là !), je repris le côté obscur (et surtout abrupt du chemin. Je déchantai rapidement (mais chantai toujours dans ma tête « Et ce fut la descente aux enfers, désespérée elle sombra dans l’alcool), parce que c’était bigrement denivelé (même si on le voit mal sur les photos). Surtout qu’en plus il y avait beaucoup moins de monde à la descente, donc ma mort serait passée totalement inaperçue « elle devait sa survie qu’à sa lacrymo ».


Là c'est la partie la plus abrupte de la descente. Mais on ne s'en rend vraiment pas compte sur la photo malheureusement. C'est un peu plus visible sur l'album, mais j'avais la flemme de tout mettre sur le blog.


Je m’en suis sortie sans heurt. La seule fois où j’ai vraiment failli tomber c’était… sur un bête escalier, tout bien fait, en bois … Sans commentaire.

Arrivée quasiment en bas, je récupérai le CSLEQSDPLTPJ, et le pris cette fois-ci, parce que j’avais quand même bien flippé, et qu’il y avait encore un mur, mais cette fois ci il était copieusement saupoudré de feuilles mortes qui n’avaient pas l’air très anti-adhésives.


Je rassure immédiatement ceux qui seraient déçus par tant de petit-joueurisme : dès que j’ai trouvé un coin sans feuilles mortes, j’ai dévalé la pente, telle un Sonic un peu moins rapide, un peu moins rassuré, un peu moins piquant et un peu moins bleu. Un peu plus comme Laura Ingalls dans le générique de la petite maison dans la prairie que comme Sonic en fait.


Bref, je suis arrivée au niveau des tamtams avec un sourire de fierté, style « Finisher ! », un peu euphorique. Le genre d’euphorie qui donne envie de réciter des stances, ou de faire taptap sur l’autre épaule à des gens inconnus.

Mais mon ultime neurone warrior étant mort d’une crise cardiaque lors de ma dernière décision d’abandonner le CSLEQSDPLTPJ, je me suis abstenue.


Pour ceux qui ça intéresse, des photos de cet après-midi là sont dispo ici.

Un dimanche au Mont Royal

Après un Week-End riche en soirées, dimanche était la journée balades. Le matin, nous avions prévu d’aller à une parade de réserve militaire avec Hanan et Fabien (voisine et ex colloc), parce qu’on avait vu un réserviste dans la rue la veille, on l’avait invité à prendre une bière, et il nous en avait parlé. C’était tôt (10h du mat’ !), mais nous étions trop au taquet.

Et par nous, je v eux dire « je », parce que j’étais la seule au rendez-vous, et bien sûr, j’étais aussi la seule à ne pas savoir comment y aller. Bref, épic fail dont j’ai profité pour appeler ma famille (en mettant ma carte bleue dans la cabine téléphonique, le tarif n’était pas affiché, j’ai dû parler 45 minutes… Je crains le pire), regarder quelques épisodes de Weeds (merci Sita !), et aller manger chez Alex & David. A bien regarder, c’est pas un échec trop cuisant.

Hanan à gauche, Fabien et Thanh à droite. Les deux premiers ont été des gros lâcheurs ce dimanche matin ! Mais bon, cessons cette diatribe, c'est quand même des gentils gens.



Telle une grande feignasse, j’ai pris le taxi pour rentrer à l’appart. Personne chez les voisins, personne chez moi, et le cadenas était mis. Comme quelqu’un de très habile et d ébrouillard, je n’ai pas réussi à l’ouvrir malgré ma connaissance du code et une 50 d’essais.

Un tant soit peu énervée (en fait très très beaucoup énervée), je me suis dirigée vers le Mont Royal, où je pensais retrouver des gens.
Le Mont Royal, c’est juste à côté de chez moi, c’est une grosse colline de 234 mètres de haut qui domine tout la ville et est placée en son cœur. Pour y aller, je passe devant divers terrains de sport, dont pl usieurs courts de tennis dont j’ignorais la présence (à 100m de chez moi !).
J’hésite à rester regarder les gens jouer, mais bon, rester assise à ne rien faire à part mater du tennis, c’est vraiment pas mon style , et en plus ils jouaient mal. Je continue mon périple.

On m’avait dit qu’il y avait du monde là bas le dimanche après-midi, et que l’ambiance faisait assez hippie (ça plairait à Sita), avec des gens qui jouent du tamtam. Du coup je m’attendais à voir une cinquantaine de groupes disséminés sur le flanc d’une colline. Bilevesées que ceci !! Il y avait vraiment des milliers de gens, et je le prouve !

De bons vieux hippies jouant de la musique, et un touriste (en jaune) qui danse et me rappelle Etienne avec moins de bretelles et de cheveux...
... sans s'apercevoir qu'un énorme pigeon s'apprête à leur déféquer sur le crâne (oui c'est nul, mais j'avais envie de la faire)


Une photo d'un autre coin pour montrer qu'il y a vraiment du monde partout

J’ai hésité à me poser pour les regarder et les écouter, mais bon, rest er assise à ne rien faire à part écouter de la musique, c’est vraiment pas mon style. Du coup j’ai poursuivi mon périple. Il y avait vraiment toutes sortes de gens : des personnes juste venues se poser, des musiciens, des acrobates sur des fils, des vendeurs de breloques, je crois que j’aurais même pu trouver un pa lefrenier si j’avais cherché suffisamment !

Et soudain, j’ai re monté le temps pour me trouver au beau milieu d’une bataille épique ... On m’en avait parlé aussi : des grandeurs natures s’organisent souvent par ici, et donc une centaine de gens accoutrés bizarrement se fightent et duelisent férocement. Il y avait mêmes des femmes, des enfants, et un mec avec une cotte de mailles et une ceinture batman, mais je n’ai pas pu le prendre. Enfin en tout cas j’essayerai de participer à un de ces trucs avant de partir, ça me fera it bien marrer :) !

Deux vaillants duellistes. On remarque au passage que certains costumes sont mieux faits que d'autres, je doute quelque peu de l'existence de T-shirts imprimés à ce genre d'époque.

Ensuite je décide de continuer vers le Mont, histoire de voir ce que ça fait d’être perdue en pleine nature à 1km, de chez moi grand maximum, et au beau milieu d’une ville de près de deux millions d’habitants. C'est à cet instant que j'ai réalisé que ça faisait déjà un petit moment que mon énervement était parti au profit d’une curiosité sans bornes.

Et donc là, comme je n’avais rien d’autre à faire, je me suis dit « Soyons fous (et même mad !), et escaladons ce mont, ça me fera un truc cool à mettre dans mon blog ».

vendredi 1 mai 2009

Recherche d'appartements à Montreal

Un message en léger différé du direct live à Montreal : comment trouver un appartement là bas.

1/ Être logé chez des gentils gens (coucou David & Alex !) pour une durée indéterminée
2/ Avoir un peu de temps libre (3-4 jours suffisent), procurés par une maîtresse de stage qui vous file votre fin de semaine, par exemple
3/ Avoir un téléphone et internet, et se connecter sur craigslist.org, section Montreal, section Rooms and shares
4/ Connaître un peu les quartiers de Montreal sans quoi tu te retrouves à visiter des trucs à 1h du centre
5/ Prévoir des chaussures confortables et deux paires de chaussettes sinon les pieds douillent.

Une fois ces précautions prises, on peut commencer à arpenter les offres, très nombreuses.

Ci à-gauche, un exemple de personne qui a très mal prévu sa visite d'appartements, et qui en plus l'a très mal prévue sur fond rose ¬¬.

Les quartiers dans lesquels j'ai cherché étaient surtout le Plateau et le Centre-Ville, parce que c'était plus cool et plus pratique. Le budget que je me suis fixé était au départ entre 300 et 400 dollars CAD, et je voulais absolument une collocation, histoire de faire des connaissances, parce qu'à part les gentils gens chez qui j'habitais, le nombre de connaissances que j'avais à Montreal était de zéro.

J'ai donc commencé à envoyer des mails à droite à gauche aux trucs que je jugeais intéressants. Il n'y en avait pas beaucoup, parce que en gros je cherchais du 'tout de suite maintenant' et tous les apparts se libéraient le premier mai (jour de fin du cycle universitaire : en gros, aujourd'hui - jour du post, c'est bonheur pour trouver des apparts !). Du coup j'ai vite augmenté mon budget à 500, voire 600 grand max.

Rapidement, quand on ne reçoit pas de réponses dans les 10 heures qui suivent, on se rend compte que non, finalement, les mails ne suffiront pas, et on dépasse sa phobie du téléphone (plus communément appelée téléphobie, voire téléphobie mobile si cela vous poursuit à l'étranger).

J'ai donc appelé, des fois en anglais, des fois en français, et des fois en franglais pour visiter plein d'apparts. Ce qui était cool c'est qu'en général je pouvais visiter le jour même, voire parfois dans l'heure ! Donc bref, j'enfilais mes chaussures (avec une seule paire de chaussettes, pauvre de moi), et je marchais, pour visiter.

J'ai dû faire une bonne quinzaine de kilomètres, passer une bonne vingtaine de coups de téléphone (exploit !), envoyer le même nombre de mails, pour au final visiter une dizaine d'apparts. Donc il y avait un peu de tout : des chambres pour une personne un peu isolées du reste du monde, des collocs qui correspondaient à ce que je cherchais mais dont le prix subissait une soudaine élévation au moment de visiter (450 écrits sur le site -> 600 sur place pour un truc tout petit, pas ultrè), des collocs à deux qui me tentaient autant qu'elles m'effrayaient.


J'ai aussi visité THE colloc : exactement ce cherchais, à deux pas de là où je bosse, un immeuble de 3 étages, avec un appart' pour cinq personnes par étage. Un énorme salon avec une télé HD, une cuisine et une salle de bain communes et des chambres bien spacieuses (la plus petite, à 500 dollars tout compris, était deux fois plus grande que celles du truc à 600), des meubles complètement neufs, des gens de toute origine, à peu près tous étudiants. Bref ça m'en a foutu plein la vue. J'étais prête à signer de suite, mais... ça ne se libérait que le 1er mai (alors que bon, j'avais bien stipulé que je voulais un truc de suite), comme pas mal d'autres trucs que j'ai vus d'ailleurs.



Je vous mets des images de THE colloc, avec l'une des chambres - en bas - (la plus petite, certains reconnaitront Allak en arrière plan), et le séjour - à droite.




Toutes ces tribulations nous amènent au Week-End, où je n'avais toujours pas trouvé de bon logement. J'avais vu un truc sympa, mais c'était excentré et y'avait qu'un colloc. Ce qui est cool au Québec, c'est que les gens sont tout à fait d'accord pour faire visiter n'importe quand, même le dimanche. Donc le dimanche, j'avais deux trucs à visiter : mes deux derniers espoirs.
Le premier : une colloc avec une fille qui avait l'air adorable, bien placé, avec TOUT (internet, laveuse, corde à linge, balcon ensoleillé le matin, petit jardin), mais il fallait que je rachète des meubles et c'était quand même 550/mois.

Le second m'effrayait un peu. A cause de son prix. En gros d'après l'annonce c'était un truc over bien placé, avec tout compris, une colloc à 5, bref tout ce que je recherchais... Mais pour 270 dollars. 270 c'est vraiment rien, donc je m'attendais à un espèce de squat' sordide en sous sol avec des farfadets, sorcières et autres fantômes maléfiques.

Bon, ce n'était pas un sous-sol et j'ai été déçue par l'absence de créatures fantastiques (encore que... la fille qui m'a fait visiter était à moitié stone et ça valait le détour !), mais l'aspect sordide de la chose était bien là. Quand je suis entrée, c'était pas le bordel, c'était le chaos. Des affaires entassées partout dans toutes les pièces, la lumière verte, le balcon complètement juché de sacs poubelles/meubles cassés/tapis croulant sous la poussière, le tout arrosé d'une vive touche de saleté. La salle de bains avait l'air à peu près correcte (je m'attendais à des tuyaux cassés ou autres), la cuisine était sans dessus dessous, mais toute équipée (bon, on aurait dit que la gazinière datait du moyen âge, mais elle marchait !).

Enfin bref, après avoir beaucoup réfléchi, je me suis dit que j'allais prendre ce plus ou moins taudis, étant donné qu'il était en rénovation, histoire de voir l'évolution du paysage...

Ci-contre, pas une photo de l'appart, mais plutôt ce que je m'attendais à trouver. Bah c'était pire :))

L'emménagement avec les photos sous peu !